Une visite à l’Abbaye Cistercienne de Rougemont vous charmera !

9 septembre 2021

Mettre les pieds dans un verger révèle habituellement ses empreintes familiales. Il s’agit souvent d’une entreprise où plusieurs générations d’une même famille se sont succédées et les valeurs y sont bien enracinées. Au verger de l’Abbaye cistercienne de Rougemont, ce ne sont pas les enfants qui prennent la relève, la gestion est accomplie par les frères du monastère.

En 1932, un petit groupe, composé de trois moines et d’un novice, est parti des îles de Lérins dans la mer de Méditerranée, afin de fonder l’Abbaye Notre-Dame de Nazareth à Rougemont, avec comme but que la vie cistercienne puisse s’implanter en Amérique du Nord. Le verger était déjà présent pendant que le monastère se développait.

Le verger actuel, qui est composé de plus de 13 000 pommiers et plus de 3000 poiriers, s’est renouvelé en 1980 à la suite d’un gel très important qui a endommagé la plantation. « Cela nous a permis de repenser les variétés de pommes que nous avions et de commencer à diversifier notre production », a indiqué le père Raphaël, abbé du monastère.

En 1987, le père Raphaël s’occupait de la cueillette dans le verger et des centaines d’ouvriers leur venaient en aide. Les pommes étaient réfrigérées et vendues à petit prix au printemps suivant. L’année suivante, un nouveau créneau a été développé. « On a pris conscience qu’il valait mieux développer de plus en plus l’autocueillette, a expliqué le père abbé. Le tout a pris naissance en 1988 dans l’objectif de diversifier l’offre et de simplifier la gestion de travail. »

Tout est à reconstruire

En septembre 2017, en plein début de saison, un incendie terrassa plusieurs bâtiments de l’Abbaye. L’entrepôt, le magasin, les hangars et l’oratoire ont été réduits en cendres. Devant cette tragédie, une entraide est née entre plusieurs vergers voisins afin que l’Abbaye puisse avoir une saison quasi normale.

Une fois le choc passé, les moines de l’Abbaye ont bien pris le temps de réfléchir au sujet de l’avenir du verger, s’il y avait toujours un intérêt pour l’agriculture ou si une nouvelle industrie pouvait naître. « Nous avons décidé de reprendre, mais de diminuer un peu nos activités, a décrit le père Raphaël. On a abandonné notre production de cidre pour se concentrer sur le jus de pommes et le vinaigre de cidre. »

Aujourd’hui, ce sont les frères du monastère qui s’occupent de la cueillette pour la transformation et de l’entretien du verger.

La nouvelle construction

À la suite de l’incendie et de quelques changements dans l’offre aux clients, un nouveau pavillon a vu le jour avec la boutique et le centre d’exploitation.

Le verger offre des pommes, des poires et quelques types de noix sont disponibles, mais ne sont pas commercialisés. Dans les champs, la Cortland, la Honeycrisp et la Gala sont parmi les pommes les plus populaires à l’autocueillette. La poire Beauté Flamande, qui trouve preneur assez rapidement, est juteuse, parfumée et très sucrée.

Malheureusement, la Honeycrisp ne sera pas disponible cette année, puisqu’une vague de froid après la floraison a nui à la fertilisation.

Les sous-produits sont le jus de pommes, le vinaigre de cidre, le beurre de pommes, les pâtes de fruits et les purées de pommes et poires.

Le verger et la boutique sont ouverts de la fin août jusqu’à la fin octobre. De plus, la boutique offre des produits provenant d’autres monastères et une libraire religieuse.

Une grande liberté

Le verger de l’Abbaye offre une autocueillette différente des autres vergers. L’objectif est de favoriser les valeurs familiales, vous pouvez donc entrer dans le verger en voiture et parcourir les 8 kilomètres de sentier. Lorsque vous atteignez le pommier ou le poirier qui vous plaît pour en cueillir les fruits, il suffit de stationner la voiture, sortir le pique-nique et passer plusieurs heures dans le verger. Il est obligatoire de cueillir au moins un sac. De plus, une visite en semaine est encouragée et moins dispendieuse, puisqu’il y a moins d’achalandage.

Depuis l’an dernier, le verger a une politique de zéro déchet, ainsi les clients repartent avec leurs déchets, ce qui permet d’avoir un verger qui ne souffre pas des négligences de ceux qui sont passés.

À votre arrivée, vous aurez peut-être la chance de voir quelques huskies dans un enclos. Ils sont du nombre de 9 et sont les gardiens de sécurité du verger. Lorsque les deux mois d’ouverture sont terminés, ils peuvent prendre leur aise afin d’éviter que des éléments nuisibles viennent briser et gâcher la récolte à venir.

À venir

Le projet a débuté cette année et sera à terme pour la saison 2022. Dans un des parcs du verger, un sentier de la joie est en cours d’aménagement. Les gens pourront se promener à leur guise dans un très beau sous-bois.

Ce sentier est pavé de briques qui furent retirées de l’un des murs du monastère ce printemps afin d’effectuer des rénovations.

Alors que ce soit en cueillant des fruits au verger ou lors d’une balade dans leurs sentiers, à l’Abbaye Cistercienne de Rougemont, vous aurez la chance de découvrir un endroit mythique, empreint d’une histoire monastique des plus intéressantes. Une visite vaut le détour !

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Tout est à reconstruire

En septembre 2017, en plein début de saison, un incendie terrassa plusieurs bâtiments de l’Abbaye. L’entrepôt, le magasin, les hangars et l’oratoire ont été réduits en cendres. Devant cette tragédie, une entraide est née entre plusieurs vergers voisins afin que l’Abbaye puisse avoir une saison quasi normale. Une fois le choc passé, les moines de l’Abbaye ont bien pris le temps de réfléchir au sujet de l’avenir du verger, s’il y avait toujours un intérêt pour l’agriculture ou si une nouvelle industrie pouvait naître. « Nous avons décidé de reprendre, mais de diminuer un peu nos activités, a décrit le père Raphaël. On a abandonné notre production de cidre pour se concentrer sur le jus de pommes et le vinaigre de cidre. » Aujourd’hui, ce sont les frères du monastère qui s’occupent de la cueillette pour la transformation et de l’entretien du verger.

La nouvelle construction

À la suite de l’incendie et de quelques changements dans l’offre aux clients, un nouveau pavillon a vu le jour avec la boutique et le centre d’exploitation. Le verger offre des pommes, des poires et quelques types de noix sont disponibles, mais ne sont pas commercialisés. Dans les champs, la Cortland, la Honeycrisp et la Gala sont parmi les pommes les plus populaires à l’autocueillette. La poire Beauté Flamande, qui trouve preneur assez rapidement, est juteuse, parfumée et très sucrée. Malheureusement, la Honeycrisp ne sera pas disponible cette année, puisqu’une vague de froid après la floraison a nui à la fertilisation. Les sous-produits sont le jus de pommes, le vinaigre de cidre, le beurre de pommes, les pâtes de fruits et les purées de pommes et poires. Le verger et la boutique sont ouverts de la fin août jusqu’à la fin octobre. De plus, la boutique offre des produits provenant d’autres monastères et une libraire religieuse.

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Tourisme au Coeur de la Montérégie
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